2026 : La Chine teste une fusée au CO₂, révolution écologique spatiale

2026 marque un tournant écologique dans la conquête spatiale. La startup chinoise Z-Trak Space a testé avec succès une fusée propulsée au CO₂ supercritique. Une première mondiale. Cette technologie, inspirée des machines à soda, réduit les coûts de 40% et élimine les risques d’explosion. La Chine prend une avance stratégique dans la course aux lancements spatiaux low-cost. Impact immédiat : les satellites pourraient coûter deux fois moins cher d’ici 2028.

Z-Trak Space : la startup chinoise qui bouscule l’aérospatial

Z-Trak Space, fondée en 2022, se spécialise dans les micro-lanceurs pour satellites. Basée à Shanghai, elle emploie 120 ingénieurs. Son objectif : démocratiser l’accès à l’espace pour les charges utiles de moins de 500 kg. Le test de juillet 2026 valide sa technologie brevetée de propulsion au CO₂.

Contrairement aux géants étatiques comme CASC, Z-Trak mise sur l’agilité. Son modèle : des lancements fréquents et économiques. La startup a levé 150 millions de dollars en 2025. Elle vise 20 lancements annuels d’ici 2027, contre 3 en 2024.

CO₂ supercritique : la technologie qui change la donne

Le CO₂ supercritique combine les propriétés des liquides et des gaz. Voici ses avantages clés pour les fusées :

  • Coût réduit de 40% par rapport aux propergols traditionnels (kérosène, hydrazine)
  • Température de stockage : -20°C (contre -253°C pour l’hydrogène liquide)
  • Pression de fonctionnement : 7,4 MPa (similaire aux systèmes de carbonatation)
  • Zéro risque d’explosion (contrairement aux propergols hypergoliques)
  • Réutilisable à 95% après récupération du CO₂
  • Émissions de CO₂ neutralisables via capture directe dans l’air

Le système utilise des réservoirs standard, comme ceux des camions-citernes. Pas besoin d’infrastructures cryogéniques coûteuses. La startup annonce une durée de préparation de 6 heures, contre 48 heures pour les fusées classiques.

Comparaison : CO₂ vs propergols traditionnels

Le tableau ci-dessous compare les performances du CO₂ supercritique aux propergols classiques :

CritèreCO₂ supercritiquePropergols traditionnels (kérosène/LOX)
Coût par kg en orbite~12 000 $~20 000 $
Température de stockage-20°C-183°C (LOX) à +20°C (kérosène)
Risque d’explosionNulÉlevé (hypergoliques) à modéré (kérosène/LOX)
Émissions CO₂ (kg/kg propergol)1 (neutralisable)3,1 (kérosène)
Temps de préparation6 heures48 heures
Réutilisabilité95%30-70% (selon technologie)

Enjeux stratégiques : la Chine prend de l’avance

Un avantage compétitif pour Pékin

La Chine vise 60% du marché des lancements de petits satellites d’ici 2030. Cette technologie lui donne un atout majeur. Les États-Unis dépendent encore des propergols traditionnels pour leurs micro-lanceurs. SpaceX utilise du kérosène, Rocket Lab de l’hydrazine.

L’Europe en retard, mais pas hors-jeu

L’ESA étudie des alternatives écologiques depuis 2023. ArianeGroup teste un moteur à méthane. Aucune solution au CO₂ n’est en développement. Le retard pourrait coûter cher : le marché des petits satellites devrait atteindre 15 milliards de dollars en 2027.

Ce qu’il faut retenir

  • Première mondiale : une fusée chinoise utilise du CO₂ supercritique comme propergol
  • Réduction des coûts de 40% et élimination des risques d’explosion
  • Technologie inspirée des systèmes de carbonatation, adaptée aux petits satellites
  • La Chine prend une avance stratégique dans la course aux lancements low-cost
  • L’Europe et les États-Unis n’ont pas de solution équivalente en développement

❓ Questions fréquentes

Pourquoi le CO₂ supercritique est-il plus sûr que les propergols traditionnels ?

Le CO₂ supercritique ne peut pas exploser. Il se transforme en gaz à haute pression sans réaction chimique violente. Contrairement à l'hydrazine, il n'est pas toxique.

Quels sont les inconvénients du CO₂ supercritique ?

Sa poussée spécifique est inférieure à celle du kérosène/LOX (280 s contre 350 s). Il convient surtout aux petites charges utiles (<500 kg).

Cette technologie peut-elle être utilisée pour les vols habités ?

Non. La poussée générée est insuffisante pour les lanceurs lourds. Elle cible uniquement les petits satellites et les nanosatellites.

En résumé

L'innovation de Z-Trak Space pourrait redessiner le paysage spatial. En réduisant coûts et risques, elle ouvre la voie à une démocratisation des lancements. La Chine, déjà leader sur les méga-constellations, confirme son statut de puissance spatiale disruptive. L'Europe et les États-Unis devront réagir vite pour ne pas perdre pied dans cette nouvelle course aux étoiles low-cost.

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📷 Image : Pixabay via Pexels

Anis
À propos de l'auteur
Anis

Anis Flazi est le fondateur et rédacteur en chef d'IA Codex. Diplômé de la Sorbonne en systèmes d'information et de connaissances, il évolue depuis plus de 10 ans dans le marketing digital (publicité Meta, Google et TikTok, en agence, chez l'annonceur et en freelance). Cette double culture, technique et terrain, l'a conduit à adopter l'intelligence artificielle dès ses débuts : d'abord appliquée à ses campagnes, puis étendue à l'ensemble de ses projets. Il teste aujourd'hui les outils et modèles d'IA au quotidien pour décrypter, sans hype ni jargon, ce qui change vraiment pour les professionnels francophones.

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